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Tour d’Europe des clubs : Fuse

Alors que l’hiver pointe tout doucement le bout de son nez, le Tour d’Europe des club continue. Pour cette 2e édition, Make x France fait halte dans une capitale européenne emblématique. Haut lieu de gouvernance politique européenne, la capitale belge regorge de secrets méconnus du grand public. C’est à la nuit tombée que la visite commence. 

Image à la Une : Fuse by STYN.be ©

Au 208 de la rue Blaes, se cache un lieu de référence pour tout bon fan de techno qui se respecte : le Fuse.

Mais si aujourd’hui le club rayonne d’une notoriété incontestée, cela n’a pas toujours été le cas. Dans les années 90, la culture rave explose, de Londres à Paris, les clubs commencent tout doucement à se faire une place dans la vie nocture des jeunes européens. À Bruxelles, Thierry Coppens et Peter Decuypere font partis de ceux-là. L’un est serveur au 55, l’autre y organise des soirées, travailler ensemble devient évident. Le club est à son apogée mais ils souhaitent faire quelque chose de différent.

Alors que parallèlement, tout deux organisent des soirées, ils décident de monter un projet commun, de créé quelque chose d’unique et se mettent en quête d’un local.

Cet ancien cinéma deviendra alors le Fuse. 

 STYN.be ©

A l’ouverture, le club est un gouffre, rien n’y fait : les soirées ne prennent pas. Pendant presque un an les deux fondateurs luttent pour continuer à programmer ses soirées aux sonorités techno. Dans un monde sans Facebook et autres messageries instantanées, la communication peut parfois être difficile.

Peter Decuypere, responsable de la programmation commence alors à inviter des DJ venus de l’autre côté de l’Altantique tel que Derrick May, Jeff Mills, Robert Hood, Green Velvet ou encore Richie Hawtin.

Le bouche à oreille fonctionne, les DJ européens commencent également à affluer, Laurent Garnier, Sven VathCarl Cox font alors parti des têtes d’affiches, les Daft Punk y jouent même en 1995.

Dave Clark, fait également partie de la liste et mixe régulièrement « all night long ». Depuis, le « Wall of Fame » du club ferait pâlir n’importe quel aficionados de musiques électroniques.

Pourtant le club n’est pas resté figé et malgré plusieurs changements de direction artistique, l’essence du club reste la même et voit émerger des résidences qui aujourd’hui font écho dans le monde entier. Dans les années 2000 alors que le Fuse commence à se faire une place dans le paysage de la musique électronique Olivier « Nick » Ramoudt reprend la direction artistique du club. Ce dernier avait alors rencontré Peter Decuypere lors des éditions de I love techno. Le festival avait été créé en 1995 par ce dernier ainsi que Herman Schueremans, puis délocalisé en 2005 à Montpellier pour devenir I love techno Europe. Depuis la direction a complèment été repris par Olivier « Nick » Ramoudt.

Se rencontre en ces lieux des piliers de la techno belge comme Pierre, résident depuis l’ouverture, mais également des étoiles montantes comme Charlotte de Witte, résidente depuis les années 2010.

Si Redbull Elektropedia place le Fuse au premier rang dans la catégorie « Club Top » depuis plusieurs années ce n’est pas un hasard. Au delà d’une programmation toujours monstrueuse, l’équipe à su garder une ambiance familiale.

RedBull Elektropedia © MAANLANDER

Si la recette est toujours la même c’est parce qu’elle marche ! Un système son efficace et des artistes heureux de venir jouer dans ce temple de la techno, un accueil chaleureux, un lieu où le clubber est chouchouté et profite aussi bien d’une scène house que techno (la plus grande évidemment). Cette formule, on la retrouve désormais dans de nombreux clubs européens et si le Fuse reste unique c’est qu’il s’agit tout simplement d’un pionner dans son genre.


Louise Damezin

Rédactrice Make x France
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