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Mirage Festival : les nouvelles technologies en têtes d’affiches

Depuis 2013, le Mirage Festival s’est imposé comme un événement incontournable sur le plan des cultures numériques. Entre installations et projections de toutes sortes, les artistes vous proposent d’apprendre et de contempler des œuvres articulées autour d’un même thème. Souvent accompagnés d’expériences musicales, le Mirage Festival est incontestablement à (re)découvrir du 3 au 7 avril prochains.

Photo à la une : Fallapart Photography

Plutôt que des headliners house ou techno internationaux, c’est les nouvelles technologies qui se placent en haut de l’affiche. Mises en avant, elles jouent plusieurs rôles : illustrer, divertir et faire réfléchir. Le Mirage Festival permet aussi de rassembler tout un écosystème de parties prenantes aux industries créatives et culturelles.

En 2019, la thématique met l’Homme et son avenir face aux conséquences du progrès. 

Vous l’aurez compris, cette année le programme s’articule autour de l’intelligence humaine mais aussi artificielle, et de ces effets négatifs sur notre environnement. Quel avenir pour les générations à venir à l’ère de l’hyperconnexion ? Comment l’intelligence humaine pousse t-elle l’homme dans ses retranchements ? Les bouleversements écologiques et sociétales seront donc la base de ce voyage artistique au croisement entre réalité et science fiction. Confronté l’homme a son impact sur la planète au détour des arts c’est la promesse de ce festival. Durant ces quatre journées vous pourrez déambuler entre les différents lieux à la découverte des œuvres exposées et des performances Live.

Tout le parcours d’exposition intitulé « Turbulences » aux Subsistances est à retrouver le mercredi 3 avril (pour l’inauguration) de 16h – 20h30, du jeudi 4 au dimanche 7 avril : 14h – 19h. Tarif au choix !

« Qu’elles soient interactives, augmentées ou connectées, chaque oeuvre du parcours d’exposition offre un aperçu de la richesse de la création numérique. En déambulant sur le site des Subsistances, jeunes et moins jeunes découvriront un univers ludique et inventif où l’on peut contempler, expérimenter et partager une expérience numérique commune. »

Reality Research Lab © Marion Bornaz

L’un des grands temps fort du festival reste inévitablement les performances Live que présentent des artistes français et internationaux. Dans le cadre de la saison croisée France – Roumanie le programme “Creative Romania” invite le public à découvrir la richesse de la création numérique de ce pays. Des sensations fortes à vivre en nocturne dès 21h, jeudi et vendredi soir. Toujours aux Subsistances.

Côté festivités, le festival vous donne rencard au Sucre pour clôturer cette 7ème édition. Aux commandes des platines la jeune américaine Laurel Halo pour la première fois à Lyon. Pour faire écho à l’alliance France – Roumanie (et aussi parce que la scène électronique roumaine est foisonnante) deux artistes roumains : Aleksa Alaska pour vos oreilles et Dreamrec pour les yeux.

Voici quelques artistes à ne pas manquer sur cette édition, pour les autres, retrouvez la sélection des 12 projets venus des quatre coins du monde par ici.

IAgotchi : Rocio Berenguer (FR)
Intelligence artificielle de compagnie. Sans vouloir substituer l’autre, quelle altérité, quelle place peut-on donner à cette autre nature qu’est la machine, l’intelligence artificielle ? IAgotchi est une entité à part entière, une nouvelle espèce, qui apprend grâce aux mots et répliques que nous lui donnons à manger.

Adrian Ganea, Kinga Ötvös : If a tree were to fall (RO)
Performance audiovisuelle pour une danseuse et un avatar virtuel. Ce projet prend comme point de départ le célèbre problème du bruit de l’arbre qui, sans témoin, tombe dans la forêt. Comment peut-on prétendre qu’un arbre qui tombe fait du bruit si personne ne l’entend ? Si un avatar danse alors qu’aucun spectateur n’est présent, comment sa performance peut-elle avoir lieu ? Ici, la danseuse et musicienne Kinga Ötvös évolue aux côtés d’un avatar virtuel et donne corps à ce paradoxe farfelu.
Porte Nef - Malo Lacroix, Maxime Aumon : In Aeternam Vale (FR)
Tout commence avec l’idée folle de Maxime Aumon de construire un avion sans ailes qui traversera l’Oural polaire, porté par un groupe d’hommes. Ce n’est pas un nouveau récit de science-fiction mais le sujet de ce documentaire unique où deux collaborateurs téméraires parcourent plus de 150 km dans le Nord Sibérien. Projection : samedi 6 avril : 15h

Ghislain Varlet

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