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Grand Blanc : nouveau souffle du rock français !

Deux ans après la sortie de leur premier album « Mémoires Vives », Grand Blanc revient avec un nouveau projet. Le nouvel opus du groupe de Metz, « Image au mur » a débarqué en ce début d’année scolaire 2018 pour notre plus grand plaisir. Pour l’occasion une tournée est organisée dans l’hexagone. Nous aurons la chance de les accueillir chez nous, à Lyon, le 29 novembre prochain à l’Épicerie Moderne. Retour sur la carrière de ce nouveau phénomène du cocoricorock.


En l’an de grâce 2014, Grand Blanc apparaît sur les radars français. Le groupe est composé de Benoît David au chant et à la guitare, Camille Delvecchio au chant et aux claviers, de Vincent Corbel à la basse et de Luc Wagner à la batterie. C’est d’une bien drôle d’histoire que va naître cette famille. En effet, les trois fondateurs du groupe sont originaires de la petite ville de Metz. Camille et Luc se sont rencontrés en classe de sixième : c’est à cette époque qu’ils commencent à jouer de la musique ensemble. Leurs cursus scolaire les amèneront dans des voies différentes mais ils auront en commun d’avoir fait de nombreuses années au conservatoire. De son côté, Luc commencera à taper comme un sourd sur une batterie.

Le hasard ou la magie de la musique a fait que ces trois larrons sont arrivés séparément à Paname et vont se retrouver là-bas.

Leur premier concert sera à Metz aux Trinitaires : c’est le baptême du feu. Ils vont préparer le show en mode commando pendant trois semaines et brillent pour leur première représentation ! Ils seront rejoints par le seul parisien du groupe – Vincent Corbel, qui s’occupera de la basse. L’histoire est lancée.

Depuis la création du groupe, Grand Blanc fascine, hypnotise son public. Selon les membres, le nom de la formation a pour but d’évoquer une interprétation que le public doit se faire lui-même du collectif. On est face à une entité énigmatique qui grandit, mais après, quelle sera la suite ?

Assez Art Contemporain comme concept en fin de compte, et qui explique peut être diverses critiques essuyées par le groupe. En effet, une certaine bien-pensance puriste rock pointerait Grand Blanc du doigt pour son côté « hipster » ou son style « bobo parisien » (alors que les pélos sont messins, à la base « PROVINCE LEVEL.999 »). Le groupe a acquis une aura incroyable que peu de formations de rock récentes ont obtenu ces dernières années. Il est très difficile de définir le style musical de Grand Blanc, on est dans le domaine du Rock, mais après… Quelle est la suite ? Des sonorités plutôt froides, sombres, accompagnées d’une électro new-wave ou cold-wave.


Grand Blanc - Quatre jeunes gens dans le vent

Après avoir été repéré et signé par le Label Entreprise le premier EP sort en 2014. Il est sobrement intitulé « Grand Blanc » et le succès est au rendez vous. En effet, ce premier jet est absolument incroyable, seulement 4 sons et 3 chefs-d’œuvre (en tout cas pour votre serviteur) : l’incroyablement mélancolique Degrés Zéro, la ténébreuse Samedi la nuit et surtout la fascinante L’homme Serpent.

Nous mettons au défi n’importe quel amateur de new-wave/cold wave de ne pas avoir envie de se mettre à genoux et entreprendre le projet de monter une secte à la gloire des reptiles après avoir écouté l’Homme Serpent.

Le second EP des messins, « Montparnasse », sortira en 2015 et imposera le groupe de Metz dans la capitale. Moins d’un an après, le premier album du groupe sort : « Mémoires Vives ». C’est la confirmation des espoirs placés en Grand Blanc, le projet est salué par la critique. Une énorme tournée viendra suivre cet album. Celle-ci a eu un fort impact sur le groupe : les quatre membres ont pu valoriser la partie instrumentale de leur album, et laisser un peu de côté l’électro. La création du second album se fera dans une maison et sera bien plus axée sur les instruments.

Le second opus est plus structuré que le premier, un peu plus accessible à l’auditeur de base. Grand Blanc aborde un son légèrement plus pop, avec des thèmes un peu moins psychédéliques mais tout en gardant sa noirceur rock habituelle. Le meilleur exemple de l’album est la véritable déclaration d’amour au quartier de Paris, Belleville, dont la musique éponyme porte le nom.

Guitare folk à laquelle vient s’ajouter une électrique en fin de morceau, thème bien défini, voix de Camille en écho à celle de David au refrain : une très belle ballade rock. En plus pour caresser dans le sens du poil votre rédacteur dévoué, le clip est magnifique, il est réalisé par Ludovic Azémar, on y suit les copains d’Antiz Skateboard, Quentin Boillon et Mika Gazon qui se baladent avec leurs planches à roulettes dans le quartier parisien au plus grand des calmes. L’attachement à ce quartier est récent pour le groupe, mais sincère, cela transpire dans la chanson.

L’amour exprimé pour ce quartier populaire et vivant de Paris est palpable dans le son.

On trouve également des morceaux planants comme Les Îles par exemple où on a l’impression de flotter grâce à la voix chaude et douce de la chanteuse. Pour tous les amoureux de Cold/New wave, ne vous inquiétez pas, des sons bien appropriés comme Aurore seront là pour vous (mon préféré). Quoi qu’il en soit, le second LP de Grand Blanc est une réussite totale, la voix solennelle de David et la voix douce de Camille vont prendront la main pour voyager dans la capitale parisienne ou dans les antres de la jeunesse française.

Avec ce nouvel album, Grand Blanc se place définitivement dans la vague de renouveau du Rock Français.

Avec pour camarades des groupes fascinants comme La Femme, Corinne ou Therapie Taxi, la langue française est remise en fer de lance dans la musique pop/rock et on ne va pas se mentir, cela fait du bien à l’heure actuelle où beaucoup d’artistes français s’étaient mis à l’anglais, que ce soit dans le milieu du rock mais aussi du rap. On a hâte de pouvoir les voir à l’Épicerie Moderne fin novembre.


Vladimir Colovray

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