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ITW : DETROIT SWINDLE – The Love of Music

Leur rencontre n’était pas des plus heureuses, mais est la preuve que la musique apporte la paix. Detroit Swindle est le duo House qui voyage depuis Amsterdam pour parsemer glorieusement un soupçon de folie dansante dans nos soirées! Make x Lyon rencontre Lars Dales, tout sourire de nous revoir!


Mxl : Alors ce soir ?

Lars Dales : A chaque fois qu’on vient à Lyon, c’est incroyable . Au début, nous n’étions jamais invités en France, et depuis 3-4 ans, nous venons de plus en plus, à Lyon, Nantes, Lille, Paris, Bordeaux ! Nous aimons la France…

Lars Dales de Detroit Swindle à la Nuit 1 des Reperkusound
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… et la France vous aime ! Quel est votre meilleur moment en France ?

Nous avons un souvenir tout particulier d’une soirée à Marseille, on a joué sur le rooftop de la Friche Belle de Mai, on ne savait pas à quoi nous attendre ! Avec le coucher du soleil, c’était magnifique, on a joué de la disco et tout le monde était heureux. C’était exceptionnel ! Il y avait aussi la première fois qu’on a joué à Lyon, au Transbordeur, nous nous sommes retrouvés dans cette sorte de grande Warehouse, c’était vraiment génial ! Une belle surprise.

Un de vos plus beaux souvenirs ?

L’Afrique du Sud, à Johannesburg sur un rooftop, et c’était notre première fois là bas. Encore une fois nous ne savions pas à quoi nous attendre. Le toit s’est rempli jusqu’à atteindre 1500 personnes. On se sentait comme Michael Jackson, tout le monde prenait des photos. De la première seconde à la dernière les gens connaissaient toutes les tracks, absolument toutes ! Tout le set ! Toutes les paroles, tous les drums, et ils pouvaient tout chanter !  C’était vraiment génial ! L’endroit était tellement approprié, je n’avais jamais expérimenté une chose pareille !

Vos futurs projets ?

On a pris 3 semaines pour bosser la base d’un nouvel album qui devrait sortir début 2018. Et c’est une grande chose pour nous, nous n’avions jamais pris le temps de faire un album, c’est la première fois en 6 ans ! Nous avons travaillé à temps plein en studio, tous les jours, c’était aussi une bonne expérience, même si c’est beaucoup de travail.

« c’est une grande chose pour nous, nous n’avions jamais pris le temps de faire un album, c’est la première fois en 6 ans !  »

La musique que vous gardez toujours dans votre bac ?

Soundstream – Inferno, une de mes préférées de tous les temps. C’est du disco, un edit avec plutôt un esprit dancefloor. Ce qui est cool c’est le début avec l’alarme, et ensuite vient le violon… Ça part d’un univers ténébreux pour aller vers des sonorités très funky avant de revenir à cette ambiance très mystérieuse.

Ce soir vous avez joué seul, ça arrive souvent ? Est-ce un challenge ?

Non, ça n’arrive pas souvent. Parfois c’est sympa de jouer seul, mais lorsqu’on joue ensemble, on se surprend ! Chacun notre tour nous passons deux tracks, il arrive que Maarten passe des disques que je n’aurais pas pensé jouer. Parfois c’est vraiment bien, et parfois j’en reste dubitatif. Et c’est ce qui rend les choses intéressantes et amusantes. Nous ne faisons que de l’improvisation, il faut être très concentré. La clé pour tous les Dj – et je suis Dj depuis pas mal de temps, dans différents styles de musique – c’est de connaître toutes les tracks ! Je suis vraiment mauvais avec les noms de musiques, mais je les connais toutes de A à Z, ce qui me permet de savoir quand mixer quoi, et de pouvoir continuer à partir de ce que Maarten joue.

« Il arrive que Maarten passe des disques que je n’aurais pas pensé jouer. Parfois c’est vraiment bien, et parfois j’en reste dubitatif. Et c’est ce qui rend les choses intéressantes et amusantes. »

Même si les deux ne sont pas vraiment comparables, vous êtes plutôt Dj set ou live ?

Le live est complètement différent. Je préfère être Dj, je suis un Dj dans l’âme. En live, et spécialement avec notre pianiste Laurence, on a l’impression d’être un groupe de musique, et on joue nos propres sons.  Tous les live shows sont différents, car c’est un public différent, un club différent, et ça nous fait sentir presque comme un groupe. Lorsque t’es Dj tu peux jouer tes chansons et celles des autres, en live tu ne joues que les tiennes, et tu les joues différemment, ce qui est aussi intéressant, ce n’est pas comparable.

Vous êtes passés du conflit à faire de la musique ensemble, comment est-ce possible ?

The love of music. Ce n’était pas vraiment une dispute, c’était fact against fact, J’étais trop commercial, il était trop underground, je l’ai viré, et il m’a dit je ne changerai  pas ! Je le respecte pour cela, je l’ai invité dans mon studio, et voilà !

Comment choisir la closing track ?

La dernière musique doit toujours être mémorable, peu importe si elle est rapide ou lente, peut importe d’où elle vient, le continent, si c’est africain, disco, brésilien, …  Cette closing track doit avoir ce petit plus que les autres n’ont pas, cette chose qui fait que, au réveil, vous l’avez encore dans la tête !

 


Jennifer Pariente

Rédactrice Make x France
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