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Dense & Pika: « On est en train de vivre une grande aventure »

Le collectif lyonnais XLR invitait le duo Dense & Pika, réunissant Chris Spero et Alex Jones, pour un live exceptionnel au Petit Salon, le 3 juin. Une soirée réussie durant laquelle nous avons eu la chance de leur poser quelques questions.

Comment vous êtes vous rencontrés ? Comment a commencé votre collaboration ?

Chris Spero : On s’est rencontrés chez un disquaire où je travaillais, en 2006 il me semble. On a passé du temps ensemble et on s’est rapidement rendu compte qu’on aimait les mêmes genres de musique et qu’on était attiré par les mêmes artistes. On a d’abord produit puis enregistré quelques fois ensemble, et on a par la suite décidé de créer Dense & Pika. Tout cela s’est fait progressivement. Aujourd’hui, on en est là et on est en train de vivre une grande aventure.

Alex Jones tu es le boss du label Hypercolour, Chris Spero tu es Dj avec ton projet Glimpse. Comment arrivez-vous à tout gérer ? Votre projet en duo n’empiète-t-il pas trop sur le reste maintenant que vous êtes internationalement connus ?

Alex Jones : J’ai toujours quelques projets sur Hypercolour, mais pas autant qu’avant. C’est clair que j’ai beaucoup moins de temps pour bosser là-dessus à cause de Dense & Pika qui m’occupe beaucoup.

Chris Spero : Je ne fais plus rien sur Glimpse, pour moi ça appartient au passé, je ne peux plus tout gérer en même temps. Mais je suis très épanoui dans le projet Dense & Pika.

Vous avez fait 5 EP sur le célèbre label anglais Hotflush Recordings qui a notamment signé Jimmy Edgar. Comment s’est faite cette collaboration ? Est-ce que ce sont eux qui vous ont remarqué, ou est-ce vous qui les avez contacté ?

AJ: Je crois me souvenir que quelqu’un nous a simplement dit que ça nous conviendrait bien de bosser avec Hotflush.

CS: A ce moment-là, on faisait vraiment tout nous-même en white label (NDLR : en indépendant). Je me souviens qu’au début, on a été assez surpris que quelqu’un d’autre soit intéressé par ce que l’on faisait.

AJ : La première personne qui a joué un de nos records juste après sa sortie, c’était Sven Väth. Ça a agit comme un déclencheur et à partir de là, les gens ont vraiment commencé à s’intéresser à notre musique.

En 2014, vous lancez votre propre label, Kneaded Pains. Pourquoi ?

AJ : Pour la petite histoire, Kneaded Pains, c’est un anagramme pour Dense & Pika ! A l’époque on bossait en white label ou avec Hotflush mais on passait également énormément de temps au studio. Pour nous, c’était la suite logique, on s’est dit que c’était le bon moment pour lancer notre label.

Comment choisissez vous les artistes qui font parti de votre label ? Comme James Welsh ou Moss ?

AJ : Ce sont plus des amis, des gens de notre entourage.

C : Il y a plusieurs cas de figure. Par exemple, si on joue le titre d’un artiste que l’on n’a jamais rencontré, on peut le contacter et voir un peu ce qu’il fait, lui demander de nous envoyer son travail. Mais parfois, l’un de ses titres va nous plaire mais pas le reste. Cela nous est d’ailleurs arrivé plusieurs fois récemment.

AJ : On a des goûts assez précis, voir même particuliers…

Votre dernier EP est sorti cette année, « Calf EP« , sur le label suédois Drumcode. Pourquoi avoir bossé avec eux ?

CS : Notre manager Adam (Beyer), qui gère Drumcode Records, est quelqu’un avec qui on s’entend très bien. Il nous a beaucoup aidé, et surtout il nous inspire. C’est une personne professionnelle dans sa manière de faire et il bosse beaucoup. C’est vraiment quelqu’un de bien, d’ailleurs on retourne travailler avec lui d’ici quelques jours.

Vous habitez tous les deux à Londres et vous jouez dans le monde entier. Est-ce la première fois que vous jouez à Lyon ? Quel est le meilleur endroit où vous avez joué ?

AJ : On a été invité au DV1 une fois, mais je ne me souviens plus de quand c’était. Pour moi, l’endroit le plus fou où nous avons joué, c’était à Amsterdam, au festival Awakenings. Ils ont lancé des feux d’artifices pendant notre live sur les cotés de la scène… vous imaginez ? C’était incroyable. Il y a aussi beaucoup d’autres clubs, comme la Fabric à Londres et Ampere à Anvers, en Belgique, où on a fait un live incroyable récemment.

Même si l’on ne peut pas trop en dire, quels sont vos projets pour la suite ?

CS : On a 35 ans maintenant. Pour ma part je fais de la musique depuis que j’ai 19 ans. Si j’allais à un entretien aujourd’hui, aux yeux des recruteurs, avoir fait de la techno pendant 10 ans, c’est un peu comparable à avoir été prison pendant 10 ans. On est en quelque sorte coincés dans ce que l’on fait, mais on continuera à le faire, parce qu’on adore ça.

Report vidéo de la soirée ici. 


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