Omar-S
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Omar S, le discret mais véritable pionnier !

Véritable pionnier, il fait partie de ces artistes historiques qui ont façonné la musique électronique depuis ses premiers balbutiements et qui continuent de marquer le genre de leur empreinte aujourd’hui. Omar-S sera l’invité de marque de la prochaine Welcome au Petit Salon, l’occasion pour nous de vous en dire plus sur son parcours, ses influences, et ce qui fait de lui un personnage unique de l’industrie.

Photo à la une : M. Meoff ©

Né dans les années 1970, Alex Omar Smith de son vrai nom a grandi à Détroit, berceau de nombreux courants musicaux majeurs comme la soul de la Motown ou la révolutionnaire techno. Il reconnaît d’ailleurs avoir été très influencé par la mythique maison de disque de Berry Gordy, par le biais de son père : 

“J’ai probablement écouté la Motown plus que n’importe qui dans la dance music aujourd’hui. Parfois je pense que je suis la seule personne de cette industrie qui aime vraiment la Motown. La plupart des gens apprécient le son des années 70, ce qui est cool, mais ce n’est pas mon truc. Je préfère le son des années 50 et 60.”

Au début des années 1980, la ville connaît une effervescence musicale sans équivalent et de nouveaux genres font leur apparition : rap, house, électro ou encore techno viennent bouleverser les standards et les codes de l’époque. La famille et l’entourage d’Omar vont alors jouer un rôle déterminant dans son rapport à la musique. Ses frères et sœurs, férus de house, lui achètent ses premières platines ainsi qu’un clavier.

Omar-S

Photo : Omar-S ©

En autodidacte, il commence à mixer et passe des morceaux de Masters At Work, Ron Trent et Chez Damier. Le jeune Omar-S se met ensuite à la production et va très vite se construire sa propre identité sonore. Entre house et techno, il utilise des vieilles boîtes à rythme, des synthés et des lignes de basse rétro pour un effet brut et vintage garanti.

Brute et sans filtre, des qualificatifs qui reviennent souvent lorsqu’il s’agit de décrire la musique d’Omar-S.

Elle n’en reste pas moins profonde, et son minimalisme lié au peu d’équipements utilisés la rend d’autant plus authentique. Le bonhomme est également un grand fan de jeux d’arcade et s’en inspire régulièrement dans ses tracks.

Ce n’est cependant pas suffisant pour séduire les maisons de disque qui lui tournent le dos. Il monte alors son label, FXHE, qu’il gère depuis le sous-sol de sa maison. Ainsi, il garde la main sur ses productions et leur distribution : ses vinyles sont pressés en quantité très limitée et l’artiste va même jusqu’à les signer à la main ! Il voit son label comme une plateforme visant à encourager et promouvoir les jeunes talents, et lance notamment Seth TroxlerLe nom de son label, FXHE, vient d’une inscription qu’il avait écrit sur un mur de sa maison lorsqu’il avait 3 ans.

Le succès arrive progressivement, auprès des clubs underground européens dans un premier temps, puis auprès d’un public plus large à la fin des années 2000. Omar-S n’en perd pas son intégrité pour autant et conserve son job dans l’industrie automobile chez Ford, son activité de DJing n’étant pour lui qu’un complément.

Les réseaux sociaux, les opérations marketing, très peu pour lui. L’homme se fait discret et donne peu d’interviews.

Omar-S

Photo : Omar-S @Peacock Society ©

Difficile de vous dire ce qui vous attend ce samedi au Petit Salon tant Omar-S a plus d’une corde à son arc. Sets house, tech-house ou composés uniquement de son propre catalogue, (sa Boiler Room à New Delhi en est l’exemple parfait) chacune de ses apparitions est unique. Une chose est sûre, ce passionné de courses de rue mettra toute son âme et son énergie pour vous faire danser jusqu’à l’épuisement.

 

 


Aloïs VETEAU

Rédacteur Make x France
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