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Hypnotik : la dernière bataille de l’été !

Chaque année est un éternel recommencement dans le monde de la nuit. Les clubs ouvrent à nouveau leurs portes toujours les mêmes soirs avec une habitude qui frise la monotonie. C’est un fait : la routine est revenue. En cet automne 2018, l’année est donc parfaitement lancée. Il reste cependant une dernière carte à jouer… En chant du cygne des festivals d’été, il y a une dernière nuit d’excès incontrôlable dans la région lyonnaise : une dernière bataille à livrer Hypnotik. C’est aux portes de la ville, dans la contrée de Saint-Priest, dans le domaine d’Eurexpo que depuis l’an de grâce 2011, les fêtards issus de toutes les catégories de l’Electro se réunissent. Le 6 octobre prochain, MX sera a nouveau indaplace pour couvrir cet événement incontournable pour n’importe quel amoureux de la musique électronique.


 

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Gagnez votre place !

Dès la navette, l’ambiance est différente. Les âmes qui sont dans le bus sont profondément concernées par l’événement : pas d’équipements superflus, pas de grossiers bidons d’alcool, au contraire, des tenues adaptées à une nuit de son (pas d’imbéciles en costumes d’animaux, ceux qui hantent la totalité des teknivals depuis l’aube de l’humanité et qui survivront probablement à l’apocalypse nucléaire à venir).

Les convives sont principalement là pour l’artistique et pas forcément pour finir dans un champ ou un caniveau avec une plume dans le fondement pour tout pantalon. Tout le monde se parle et est impatient d’arriver à Eurexpo.

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Sur place, l’ampleur des halles surprend toujours autant : même si ce ne sont que des grands amas de taules, on SAIT que l’on arrive dans quelque chose d’énorme. Les scannettes passées, on entre directement dans le vif du sujet. Les quatre grandes halles sont collées, avec au centre un grand espace pour se reposer, fumer, aller aux commodités… C’est convivial, c’est cool.

Le cadre n’est pas esthétiquement idéal, mais il est parfait pour une belle nuit de son. A noter que le peuple présent est issu des diverses couches de l’électro : des ravers, des technoboyz, des énervés du hardcore, des hippies !

Tout le monde se côtoie dans une ambiance incroyable, échangeant, dansant.

Les 4 halles différentes ne passent pas la même musique, ce qui attire des publics venant d’horizons différents. Le temps d’une nuit à la fin de l’été, tout le beau monde de l’électro se réunit donc à l’unisson pour célébrer la musique. Un beau travail de la part d’Elektro System.

Organisé par Elektro System, cette soirée est devenue au fil du temps une réunion solennelle pour les fêtards de la région mais pas que.

Du monde se déplace de partout pour vivre pleinement cette nuit de son incroyable. Des très grands noms sont passés derrière les platines au fil du temps, tout le monde se souvient avoir été satellisé par Ben Klock l’année dernière : en effet, son set est resté dans les mémoires des humains présents ce soir là, les jeux de lumière combiné à la minimale froide du berlinois avaient hypnotisés (lol) chaque être humain présent dans cette salle d’Eurexpo.

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© GCP LYON

En 2015, la notion du temps et de l’espace m’était devenue floue durant le set de Sam Paganini : qui était-il vraiment ? Quels étaient donc tous ces visages ? Avais-je vraiment repris une pinte avec des petits jetons chiants pour la 7ème fois ? Bref beaucoup de questions qui se sont perdues dans le temps telle une larme dans la pluie. En l’espace d’un set, le temps n’existait plus. Chez les français, Etienne de Crecy est également venu plusieurs fois mettre la french touch à l’honneur au service d’Hypnotik. Cette année, il y aura encore du beau monde pour ambiancer la nuit.

© GCP Lyon

La nuit du 6 octobre 2018 sera encore synonyme de très grands hangars dans laquelle l’électro va raisonner dans le ciel de la région lyonnaise. L’organisation des salles va rester celle de l’année dernière : 4 halles pour 4 mouvements électro.

La salle house, avec notamment les gars de Polo & Pan, qui viendront transformer le hangar froid et métallique en chaude jungle tropicale avec leurs sonorités exotiques !

A côté, nous trouverons la salle psytrance, animée toute la nuit par ces diables de grenoblois de l’association Hadra : on peut toujours leur faire confiance quand il s’agit de nous mettre en transe avec des sonorités acides dignes de la scène de la rave de Matrix 2 : préparez vos sarouels, vos dreadlocks et vos bolas si vous entrez dans ce hall, on ne déconne pas ici.

Pour les plus énervés d’entre nous, direction la salle Hardmusic. Ici on laisse le respect, la bienséance, la musicalité de côté : ça cogne, ça cogne fort, on n’est pas la pour trier les galets, à l’image de la pépite Deetox.

Pour finir, la dernière salle sera évidemment consacré à la techno (il faut pas déconner non plus), le très anglais Jay Clarke sera de la partie pour calmer tout le monde comme il le fait très régulièrement dans les meilleurs clubs du monde.

Bref vous l’aurez compris mes lapins, comme je l’ai dit précédemment il y en aura pour tous les goûts. Hypnotik n’est pas une nuit ou un festival réservé à un seul public : tous les amoureux de l’électro y sont conviés et peuvent aller au grès du vent ou ils veulent. Le retour en navette sera forcément plus compliqué que l’aller, mais cette nuit restera gravée dans votre bulbe pour l’éternité !

Rendez vous le 6 octobre

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Vladimir Colovray

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