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Festival de Cannes : On rembobine !

Comme chaque année c’était beau, brillant, scintillant, somptueux et haut en émotions, cet événement fait trembler le sol de la croisette et frissonner les palmiers chaque année : c’est le festival de Cannes. Au fond, on caresse tous l’espoir de faire partie un jour de cette belle cérémonie. Mais en attendant, à défaut d’être au premier rang lors des visionnages, voici un retour sur image de cette 71e édition.

Image à la une : Le Jury ! © Alberto Pizzoli

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Cette réunion cinématographique du cinéma internationale existe depuis 1946 et réunit toutes les plus belles affiches, faisant profiter des quelques 12300 invités d’une sélection de 1500 projections environ. 

Dans un contexte mondial particulièrement concerné par la situation des femmes, et après plusieurs abus subis par ces dernières dans le milieu du cinéma, le festival 2018 leur fait honneur, avec Cate Blanchett présidente du jury. En effet, l’actrice et productrice australienne a montré à plusieurs reprises son investissement dans la défense de cette cause, et représente un jury international comptant une supériorité numérique de femmes. 

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Cate Blanchett qui succède à Pedro Almodóvar

 

 

Beaucoup ont pris la parole à ce sujet, concernant ce problème dans l’industrie du cinéma avec un zoom sur l’affaire Weinstein.

Asia Argento, l’une des trop nombreuses victimes du producteur américain, a profité du micro pour acclamer haut et fort la gravité de cette situation subissant souvent une réelle omerta.

On espère que ces démarches grandissantes et ces rassemblements de femmes prenant la parole partout dans le monde aideront la prise de conscience et l’importance d’une réaction de la part de la justice notamment.

Si la belle Cate présidait le jury, c’est notre cher et tendre Édouard Baer qui était maître de cérémonie de la soirée d’ouverture avec une performance aussi drôle qu’émouvante, son fidèle second degré tant poétique que littéraire toujours près de lui (jeu de mots : seuls les vrais savent). Avec un discours à la française, il a fait sourire le melting-pot du public en lançant quelques vannes cocasses soulignant les caractéristiques de ce prestigieux festival, tout en dénonçant discrètement les abus et les embuches. 



© Pascal Le Segretain

 

Concernant les prix, les palmes, les masques et les tubas, voici le palmarès de cette 71e édition, pour que vous sachiez quoi voir les prochains mois :

– Long-métrages –

La Palme d’or a été décernée au long-métrage du japonais Kore-Eda Hirokazu s’intitulant « une affaire de famille ». Une chronique familiale au beau milieu de la crise du Japon.


© Une affaire de famille

 

 

La Palme d’or spéciale a été attribuée à Jean-Luc Godard avec « Le livre d’image » qui dispose d’un synopsis et d’une bande annonce digne de notre JL, mais on gardera cette situation comme indice de cette réalisation : On dirait un mauvais rêve écrit dans une nuit d’orage.

 

 

Pour le grand prix du jury, c’est Spike Lee qui a encore frappé avec son nouveau film au nom autant illisible qu’imprononçable, nous parlons en effet de « BlacKkKlansman » racontant l’histoire d’un officier de police afro-américain du Colorado, qui a réussi à infiltrer le Ku Klux Klan et devient presque le chef du chapitre local.

 

 

Le prix de la mise en scène revient à Pawel Pawlikowsky pour « Cold War », l’amour impossible dans les méandres de la guerre froide, entre la Pologne Stalinenne et la bohème parisienne des années 50.

 

 

Vainqueurs ex-aequo du prix du scénario c’est « heureux comme Lazzaro » de Alice ROHRWACHER qui conte l’histoire d’une amitié prenante entre deux hommes foncièrement éloignés par leurs classes sociales mais rapprochés par l’amour qu’ils se portent, et « Trois visages » de Jafar PANAHI où un duo actrice et réalisateur iraniens partent à la recherche d’une jeune fille implorant de l’aide, face à une famille conservatrice et traditionnelle. 

Bandes annonces :

Heureux comme Lazzaro 3 visages

 
© Heureux comme Lazzaro

 


© Memento Film Distribution

On passe ensuite au prix du jury, « Capharnaüm » de Nadine LABAKI qui relate l’histoire d’un jeune garçon d’une douzaine d’années, portant plainte contre ses parents pour « lui avoir donné la vie ». Les yeux de ce jeune acteurs dans le trailer en disent long sur l’intensité de ce film.

Extraordinaire dans « Ayka » de Sergey DVORTSEVOY, le prix d’interprétation féminine a été décerné à SAMAL YESLYAMOVA, jouant une mère venant d’accoucher dans les pays de l’est, et ne pouvant pas se permettre d’avoir un enfant.

Pour le prix d’interprétation masculine, c’est l’acteur MARCELO FONTE pour « Dogman » dans le rôle d’un toiletteur pour chien pour chien apprécié de tous, devant gérer le retour de son ami sortant de prison, ce dernier brutalisant le quartier et emportant le personnage principal dans une spirale infernale.

 

 

– Courts-métrages –

La palme d’or revient à « Toutes ces créatures » de Charles Williams, où un adolescent tente de démanteler la mystérieuse venue d’une épidémie, et de petites créatures à l’intérieur de nous tous..

Enfin, la mention spéciale du jury est pour « Yan Bian Shao Nian » de WEI Shujun, où un jeune homme se rend en ville pour demander de l’argent à son père et se retrouve dans une merveilleuse situation.

Des dizaines d’autres réalisations ont bien évidement reçu des prix pour la quinzaine des réalisateurs ou encore la semaine de la critique et un certain regard.

En conclusion, de beaux moments, de beaux discours avec du glamour ensorcelant pour bercer ces merveilleuses production audio-visuelles et célébrer comme il se doit la grâce et la douceur de l’art du cinéma, à travers les frontières, les couleurs, les cultures, les politiques, les moeurs dans un cadre chaud et salé, au bord de la croisette.

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Juliette Bouchard

Rédactrice Make x France
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