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Des bancs de l’école au booth du Berghain : qui est vraiment Len Faki ?

Directeur de label, DJ résident au Berghain, des projets à n’en plus finir et la volonté farouche de promouvoir la scène techno en Allemagne et sur le plan international : Len Faki est plein de surprises et moins connu pour son oeuvre qu’il a commencé à la fin des années 90Sa carrière est aussi rythmée que les tracks qu’il produit, parfois seul, parfois accompagné et qu’il distille face aux publics du monde entier.


C’est au début des années 2000 que Len Faki commence sa carrière, sous plusieurs alias comme Faki ou La Monde (nom avec lequel il sortira ses premiers morceaux, qui seront vite repérés par les journalistes spécialisés de l’époque).

Après avoir pris une expérience non négligeable, dont celle de manager deux labels technos reconnus (Monoïd qu’il a créé avec Jost, dont on vous parlera plus tard et sur lequel il signe l’excellent Laughing is Crying, ci-dessous & Feis), il part pour Berlin avec une volonté : celle de développer sa carrière.

2004 : le Berghain, aujourd’hui mondialement célèbre, ouvre ses portes. Il saute sur l’occasion et devient rapidement DJ résident, sa carrière est officiellement lancée. Ses très longs DJ sets derrière les platines du Berghain lui donnent l’assurance et l’inspiration pour varier les sonorités et déployer son style.

Levent Faki, de son vrai nom, transporte son public avec une passion indéfectible qu’il met dans ses compositions. Il sort du lot grâce à son approche nouvelle du djing : il performe pour et avec son audience, à l’aide de la scénographie qu’il cherche à travailler, en accord avec sa musique.

Entre temps, il déploiera son nouveau laboratoire musical : Figure. Ce label est presque aussi célèbre que celui qui l’a créé. Une centaine de release en 15 ans, qui mélange des noms établis et des artistes particulièrement prometteurs. Il créera d’ailleurs des « sous-labels » comme Figure SPC qu’il a voulu exhaustif : un disque par lettre de l’alphabet. C’est en 2016 que la dernière lettre a été atteinte, grâce à Jeroen Search (qui était à l’origine du premier, le A : la boucle est bouclée !).

Jeroen, qui s’exprimait en 2016 sur ce dernier disque : « Du temps s’est écoulé entre le A et le Z. Len Faki n’a jamais cessé de me motiver pour créer et pourtant les trois parties « A » étaient un vrai challenge. Sept ans plus tard, je suis peut-être même plus excité à l’idée de faire ce disque »

Pendant toute sa carrière, Len Faki a été accompagné par un personnage moins connu : Jost Gerischer (il se fait appeler Jon Silva, et vous avez l’explication ici). Ayant grandi dans la même ville que Levent, ils se retrouvent dans la même école dans les années 90 et deviendront ami (les deux partageant la même passion, la production de musique électroniques). Pendant quelques années, ils se retrouvent chaque jour pour produire et s’entraîner jusqu’à créer leur propre label : Monoïd.

Les années passent mais le feeling reste, ils créeront ensemble de nombreux side-projects (sous une quinzaine de noms différents).

La musique de Len Faki est froide, mais son cœur est chaud et il se donne pour mission de repérer et d’ammener de nouveaux talents au succès. Il créé en 2006 un nouveau label, Podium, avec l’intention de produire une série d’EP’s publiant des morceaux de collègues et d’amis, en plus de ses propres productions.

len faki

En 2007, Len Faki est projeté au niveau international avec la publication du 33 tours « Rainbow Delta » / « Mekong Delta » qui devient l’un des plus gros tubes techno de l’année. Il profite de cette vague de popularité pour produire « My Black Sheep » ou « Odyssée II » qui, aujourd’hui encore, sont joués dans les clubs du monde entier.

Depuis, Len Faki continue de produire et de remixer des tracks qui font l’effet d’une éruption sur la scène techno, à l’image de ses DJ sets lors desquels son style concis et communicatif ont tendance à faire trembler les murs et frissonner les danseurs.

On a le plaisir de recevoir ce gentleman de la techno le 31 mars, au Petit Salon, Lyon. Si, comme nous, vous êtes curieux de savoir si le nouveau sound-system Funktion One du club va résister, prenez vite vos billets ! Allez, on peut s’en remettre un petit avant de se quitter :

 


Ghislain Varlet

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